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Tourisme parisien : quelles tendances à venir pour l’hôtellerie ?

  • 14/07/2021
  • HÔTELLERIE, INVESTIR

Bonjour à toutes et à tous, Nom de Zeus ! Si Marty Mcfly et Doc jouissent d’une Delorean quelque peu spéciale pour voyager dans le temps, ce n’est malheureusement pas notre cas. Et c’est bien dommage. Un aller-retour entre aujourd’hui et Paris 2030 serait bien utile pour épingler les chiffres du tourisme ! Avant la crise sanitaire, les études et statistiques sur les flux touristiques à Paris et en Île de France offraient une vision du futur relativement nette, suffisante pour se lancer dans des investissements. Aujourd’hui, c’est un peu plus compliqué. De nombreux hôteliers se demandent à quelle sauce ils seront mangés et restent pétrifiés face à l’incertitude des prochaines années. Y aura-t-il une reprise du tourisme et une croissance de la fréquentation à Paris ? La question est sur les lèvres de tous nos amis hôteliers. Mais comme vous le savez, la paralysie n’est jamais une stratégie gagnante. Et à certains égards, un marché chamboulé peut rimer avec opportunités. Pour repousser le brouillard et vous offrir quelques éclaircies, penchons-nous sur les perspectives auxquelles nous croyons pour la clientèle des hôtels parisiens. Bonne lecture. Tourisme Paris : les chiffres de l’hôtellerie en 2018-2019Avant de nous plonger dans ce que pourrait être le futur de l’hôtellerie à Paris, il n’est pas vain de faire un bond dans le passé. Les réalités du temps d’avant détiennent des clés que le futur et les professionnels du tourisme ne peuvent totalement ignorer. Pour donner du sens à ce flashback, nous avons choisi de nous focaliser sur les années 2018 et 2019. Nous avons donc mis les années dorées de l’hôtellerie francilienne (2013-2014) sur le côté pour éviter les fausses illusions, estimant qu’il s’agissait d’un référentiel trop daté. De la même façon, par souci d’équilibre, le focus sur les années 2015 à 2017 ne nous semblait pas judicieux non plus, compte tenu des attentats qui ont marqué cette horrible période. En 2018, les hôtels de la capitale ont accueilli 35 millions de touristes, ce qui constituait un nouveau record. L’année 2019 a placé la barre encore plus haut avec 38 millions de touristes, dont plus de 50% étaient Français. Cette donnée montre un élément important : le tourisme national est toujours dynamique à Paris. Voilà des chiffres positifs, en dépit des événements passés et des manifestations (gilets jaunes) qui ont eu lieu durant ces années. Côté taux d’occupation, le pourcentage a dépassé les 80 %, ce qui reste le plus haut taux d’occupation de France. Sur ces bases, les projections réalisées à la fin de l’année 2019 annonçaient une croissance continue du secteur du tourisme pour les années suivantes.Avant que la crise sanitaire ne vienne tout chambouler, les réservations allaient bon train pour l’année 2020 : elle promettait d’honorer toutes les prédictions en assurant une augmentation du nombre de touristes, notamment des visiteurs étrangers.Si nous avons fait le choix de nous remémorer ces années, ce n’est pas par mélancolie, mais bien pour montrer qu’en dehors de la crise que nous traversons, l’avenir offre de réelles raisons d’être optimiste. Avec son statut, Paris est un incontournable des destinations mondiales. Au-delà des vicissitudes, la capitale française conserve un fort potentiel touristique et a toutes les clés pour profiter du retour des visiteurs. Et en particulier de la clientèle étrangère !Une crise sanitaire qui fait mentir les statistiques du tourisme à ParisSi nous écrivons ces lignes aujourd’hui, hélas, c’est bien parce que le scénario d’embellie s’est pris les pieds dans le tapis. Plus fort qu’une tempête inattendue, le covid a balayé tous les tableaux de croissance et ce qui devait être une fête s’est transformé en galère. Entre le début 2020 et avril 2021, les retombées touristiques de la crise ont été terribles. Les hôteliers ont survécu tant bien que mal, certains en restant ouverts, d’autres attendant un rayon de soleil plus clément pour rouvrir boutique. Et difficile de ne pas les comprendre, avec un taux d’occupation qui dégringolait de 84 % en mi-janvier 2020 à 1.4% en mi-mars 2020 (du jamais vu). Avec une fréquentation touristique au point mort, personne ne savait plus que faire. Heureusement, depuis début mai 2021, les réservations explosent et la croissance du tourisme peut reprendre pour espérer décrocher un nouveau record ! Sans doute est-ce dû aux avions qui reprennent du service et aux campagnes de vaccination. Dans tous les cas, le brouillard semble se lever. Les mots “Destination” et “France” peuvent enfin se remarier et inviter des millions de visiteurs étrangers pour célébrer les noces. La question que les professionnels se posent aujourd’hui est davantage de savoir quand et si nous retournerons aux chiffres réalisés en 2018-2019. Et là dessus, notre avis est franchement positif : de belles perspectives hôtelières et des revenus touristiques considérables sont à prévoir.Tourisme à Paris : le patrimoine ne s’est pas envolé avec la criseDepuis les années 1980, la France est la première destination touristique mondiale. Si les chamboulements récents ont secoué les esprits, il est important de ne pas l’oublier. La ville de Paris n’a pas été désertée parce qu’elle n’avait plus rien à offrir, mais bien parce que le monde entier était paralysé. La remise en marche de l’économie mondiale tout au long du second semestre 2021 et le retour de la sécurité sanitaire vont relancer toute l’économie du tourisme.Pour aimanter les visiteurs, une destination touristique doit répondre à plusieurs critères : capacité de logement, patrimoine, divertissement, gastronomie, shopping, etc. Paris répond avec brio à toutes ces exigences. Elle reste une destination incontournable, mondiale et très attractive ! Avec plus de 1800 hôtels et plus de 80.000 chambres, sa capacité d’accueil est au beau fixe pour accueillir l’affluence touristique.Avec le Musée du Louvre qui accueillait environ 10 millions de touristes chaque année, le Château de Versailles (8 millions), le Musée d’Orsay (3 millions), la Tour Eiffel (6 millions) et des dizaines d’autres lieux mythiques, Paris coche la case haut la main.Côté divertissement, Paris répond à toutes les attentes avec ses nombreux salons internationaux, ses concerts, ses rencontres sportives et ses artistes locaux. Pour la gastronomie, la France est largement reconnue. Elle a toujours sa place sur le podium des meilleures cuisines du monde. C’est d’ailleurs dans notre pays qu’on trouve le plus de restaurants étoilés et que le meilleur restaurant de la planète de 2020 est installé. Question shopping, Paris est connue pour ses boutiques de luxe et elle est classée dans les 10 meilleures villes pour faire ses emplettes. Vous l’aurez compris : si les chiffres n’ont pas totalement retrouvé la sérénité du beau fixe, Paris reste une destination touristique magique et de premier choix. Il ne fait aucun doute qu’elle gardera une place forte dans le cœur des vacanciers au fil des mois à venir. Hôtellerie à Paris : un retour à la normale prévu pour quand ? Si la situation reste incertaine – la fragilité a forcément marqué les esprits -, l’attrait touristique de Paris n’a rien perdu de son pouvoir. À la mi-2021, il est difficile de placer le curseur et impossible de savoir quand nous pourrons retrouver des chiffres égaux à ceux réalisés en 2018 et 2019. D’après le cabinet d’audit et de conseil mondial KPMG, la reprise devrait avoir lieu vers mars 2022. Mais l’année 2022 ne permettra peut-être pas d’obtenir des résultats cohérents avec le passé. Notre opinion est que l’hôtellerie devrait retrouver pleinement sa santé à partir de l’année 2023. Si on en croit les chiffres de l’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme), Paris devrait même accueillir deux fois plus de touristes (grâce entre autres à une forte croissance des touristes asiatiques) d’ici 20 ans. Avant de conclure, rappelons que l’année 2024 devrait être particulièrement intéressante avec les Jeux Olympiques. De quoi panser les blessures et reconstituer une trésorerie meurtrie !Le marché de l’hôtellerie à Paris et en Île-de-France est extrêmement résilient. Malgré la période sensible, nous pouvons affirmer qu’un investissement hôtelier dans la capitale française reste un véhicule d’investissement sécurisant. La période troublée peut même offrir certaines opportunités, bien que la page soit en passe d’être tournée. Si vous souhaitez investir dans un fonds de commerce d’hôtel à Paris ou que vous avez la moindre question par rapport à ce type d’investissement, n’hésitez pas à nous contacter. Les experts Huchet-Demorge peuvent vous accompagner pour toutes les étapes, de la naissance de votre projet à sa concrétisation, et même plus encore. Merci pour votre lecture. 

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Tout savoir sur la rentabilité d’un hôtel à Paris

  • 24/06/2021
  • HÔTELLERIE

Bonjour à toutes et à tous, Passe, impair et rouge. À la roulette du casino, les gains d’un joueur sont toujours le fruit du hasard. Même si quelques martingales peuvent aiguiller les profits, il ne serait pas avisé de comparer ce type de jeu au monde de l’investissement. Comme vous le savez, investir nécessite d’écarter autant d’inconnues que faire se peut. C’est en ayant un maximum de cartes en main qu’il devient possible de limiter les risques et les mauvaises surprises. C’est pourquoi le professionnel qui investit dans une action boursière, par exemple, regarde toujours l’état des comptes de la société, ses actifs, le type de management et autres informations qui concerne l’entreprise sur laquelle il a des vues. La prise en considération de ces précieuses données différencie l’investisseur avisé du simple boursicoteur. Le monde de la transaction hôtelière, que ce soit en France ou ailleurs, ne fait pas exception à cette règle. Investir dans ce créneau, et précisément dans un hôtel, c’est investir dans un actif économique. Cela nécessite donc de réaliser une sérieuse étude de marché. Si vous souhaitez faire ce type de placement dans la capitale, il est nécessaire de connaître le taux de rentabilité moyen d’un hôtel à Paris, le nombre de transactions réalisées chaque année, la liquidité des biens et bien d’autres choses. En bref, il vous faudra procéder à une analyse financière pour optimiser l’allocation de vos capitaux.C’est pour cette raison que notre cabinet d’experts en transactions d’hôtels a décidé de vous donner un maximum d’informations en faisant ici, en particulier, un focus sur la rentabilité d’un hôtel à Paris. Bonne lecture. Le tourisme hôtelier à Paris ces dernières annéesAvant de nous jeter corps et âme dans une série de chiffres sur la rentabilité d’un hôtel à Paris, prenons un peu de recul et voyons ensemble comment le marché hôtelier de la capitale s’est comporté ces 10 dernières années. Globalement, nous pouvons décomposer les années 2010 en deux grandes parties. Entre 2010 et 2015, le marché a connu une croissance continue. Les années 2013 et 2014, grâce à des chiffres positivement historiques, sont aujourd’hui devenues des années références pour l’hôtelier parisien. Malheureusement, ce qui promettait d’être une belle lancée a été perturbé par les tragiques événements survenus durant l’année 2015. Cette sombre période de notre histoire marque le début de la seconde partie, moins réjouissante. Durant les années 2015 et 2016, les hôteliers ont vu leur chiffre d’affaires baisser entre 10% et 30%. Les hôtels très axés sur une clientèle luxueuse ont particulièrement souffert durant cette période. L’année 2017 a progressivement rattrapé le naufrage, avec une baisse que l’on situe aujourd’hui entre 10 et 20% et l’année 2018 a continué d’écoper la chaloupe en stabilisant le recul à un niveau moyen de 10%. La note qui viendra tout de même apporter son lot d’optimisme, c’est l’année 2019, un excellent cru pour tous les hôteliers de Paris. Fluctuat nec mergitur n’est pas qu’une devise. Et puis ? Et puis quelqu’un a mangé un ragoût douteux. Alors que les projections étaient très belles pour l’année 2020 et qu’elles promettaient de battre un nouveau record, tout le monde a vite été contraint d’annuler ses réservations. Mais il faut rester positif. Avec un trafic aérien qui redémarre et la campagne de vaccination actuelle, les téléphones des hôtels qui ont ouvert commencent sérieusement à sonner : les réservations reprennent. De quoi reconstituer la trésorerie abîmée, couvrir le besoin en fonds de roulement, redorer le chiffre d’affaires et repartir sur les rails de la croissance. Si 2021 ne sera sans doute pas idéale, compte tenu de la situation sanitaire mondiale, les semestres à venir pourraient tout de même se révéler surprenants sur le plan touristique.Les particularités du marché hôtelier à ParisAvant d’imaginer investir dans un hôtel parisien, comme nous l’avons vu, il est important d’avoir un maximum d’informations. Voici 4 données clés que vous devez avoir à l’esprit. Si elles n’abordent pas directement le sujet de la rentabilité d’un hôtel – nous verrons cette partie en dernier – elles vous permettront néanmoins de connaître un peu mieux l’écosystème. #1 Les chambres d’hôtels à Paris sont généralement plus petitesÀ Paris, les chambres sont en moyenne plus petites que les standards des autres villes. Les façades Haussmanniennes, bien que magnifiques, renferment très souvent des immeubles aux tailles relativement modestes et une architecture parfois alambiquée. Il est bon de le savoir à l’avance. Pour un investisseur hôtelier habitué à d’autres villes, cela peut décontenancer. Mais le fait que les chambres de la capitale soient un peu plus étriquées que la moyenne donne tout de même un bel un indice sur la nature du marché parisien. #2 Peu d’hôtels et peu de transactions annuellesParis est une petite ville en termes de superficie par rapport à d’autres capitales européennes ou même mondiales. Elle n’a cependant pas l’intention de s’étendre, alors même que les demandes de logement à l’année ou de nuitées pour le tourisme sont chaque année plus nombreuses. L’Organisation Mondiale du Tourisme estime d’ailleurs que la demande en hébergement à Paris devrait doubler d’ici 20 ans. Ce ratio  “place limitée” et  “croissance constante des demandes” participe évidemment à l’édification d’un marché immobilier au coût important. Raison pour laquelle il est aujourd’hui extrêmement difficile de créer un hôtel à partir de zéro et qu’il est préférable de jouer avec ce qui existe sur le marché.  À ce ratio vient s’additionner le nombre toujours plus bas d’hôtels à Paris. Alors qu’il y avait près de 3200 hôtels toutes catégories confondues il y a encore 30 ans, il n’en reste aujourd’hui plus que 1800. Cette déflation extrêmement importante de l’offre hôtelière, liée à une moyenne de 75 transactions annuelles seulement, fait que les hôtels parisiens ont une valeur très forte sur le marché et qu’ils garantissent la conservation du capital. #3 Le taux d’occupation le plus grand de FranceInformation très rapide cette fois : les hôtels parisiens ont le taux d’occupation le plus élevé de France, avec une moyenne située entre 79 et 85%. Certains hôteliers peuvent même se targuer d’avoir des taux d’occupation de 100%. Pour vous donner une idée, dans une ville comme Lyon, par exemple, on est plus proche de 75%. #4 Une attractivité internationaleSi les hôtels de la capitale ont un taux d’occupation si élevé, c’est surtout parce que Paris jouit d’une attractivité internationale. D’un point de vue touristique, la ville a beaucoup à offrir, que ce soit par son patrimoine culturel, son architecture, ses événements, etc. Le point clé ici, c’est que cette attractivité ne se limite pas aux touristes. La ville plaît également aux investisseurs !Si un hôtelier souhaitait vendre son établissement situé à Limoges à un investisseur étranger, il aurait beaucoup plus de mal à réaliser cette opération que si son bien était dans le quartier du Marais. Paris rassure, c’est un fait ! Et si cette assurance a un coût, nul besoin de nier l’évidence, elle permet tout de même de jouir d’un délai de vente clairement raccourci le jour J et de conserver son capital.La rentabilité d’un hôtel en France et à ParisMaintenant que toutes ces informations sont intégrées, parlons de ce qui nous intéresse dans cet article :  la rentabilité d’un hôtel à Paris.  Les différents critères pour connaître sa rentabilitéÀ l’instar du collectionneur de cartes de baseball qui analysera l’état, l’année, la rareté et une myriade de données pour évaluer le prix d’une carte, il est nécessaire de se baser sur plusieurs facteurs pour connaître la rentabilité pure d’un hôtel. Le nombre d’étoiles de l’hôtel  Dans la liste des critères qui interviennent pour déterminer la rentabilité d’un hôtel, la catégorie de ce dernier vient sur la première place du podium. Concrètement, le taux de rentabilité diminue au fur et à mesure qu’on grimpe les échelons. Un hôtel 3 étoiles de 34 chambres (l’hôtel moyen à Paris) fera environ 40% de rentabilité pure, quand un 4 étoiles avec le même nombre de chambres sera plus proche des 35%. Le nombre de chambresLe nombre de chambres est un autre facteur déterminant. Un hôtel 2 étoiles avec 30 chambres peut espérer générer une rentabilité de 45%. Le même hôtel, mais cette fois-ci avec 60 chambres, pourrait se rapprocher de la barre des 55%. Cela est vrai pour les hôtels 1 et 2 étoiles, pas obligatoirement pour les autres, car les charges de ce type d’hôtel sont davantage liées aux dépenses salariales qu’aux prestations des locaux. Aussi, en augmentant le nombre de chambres, les charges salariales augmentent relativement peu, sauf au niveau du ménage, mais il n’est pas nécessaire d’avoir plus de réceptionnistes. Cela permet donc de dégager une rentabilité plus importante. L’emplacement de l’hôtelPour l’achat d’un fonds de commerce d’hôtel à Paris, il faut prévoir un budget faisant entre 4 et 6 fois le chiffre d’affaires annuel de l’hôtel. À titre de comparaison, pour acheter le fonds de commerce d’un hôtel situé dans une autre des 10 plus grandes villes de France, le ratio est plutôt de 2 à 3 fois le chiffre d’affaires. Et l’indice se situe entre 1 et 2 pour le reste de la France.  Pour celui qui souhaite acquérir le fonds et également les murs d’un hôtel en zone francilienne, il faut compter entre 8 et 12 fois le chiffre d’affaires. Ce qui déterminera qu’un indice soit plus proche de 8 ou de 12 est en partie l’emplacement du bien. Aussi, la localisation impactera directement le budget de départ et, par conséquent, le taux de rendement final. La vitesse de remboursementPar rapport aux autres grandes villes françaises, l’investissement dans un hôtel à Paris offre un retour plus lent. Il faut compter entre 10 et 12 ans pour rembourser son prêt, contre 7 à 9 ans pour les autres villes. C’est un point qu’il convient de garder en tête lorsqu’on s’apprête à mesurer la rentabilité financière de l’hôtel de son choix. Un investissement stable et sécurisantPour résumer et donner une fourchette – tous facteurs confondus – la rentabilité pure d’un hôtel à Paris oscille entre 30 et 50%. De quoi offrir une belle génération de cash.Côté investisseur, le TRI moyen (taux de rentabilité interne) sur 10 ans est d’une moyenne de 10%. La rentabilité économique d’un hôtel est en général largement suffisante pour couvrir son endettement, s’assurer des marges confortables et un bon retour sur les capitaux investis. Et ce, aussi bien sur du moyen-terme que sur du long-terme. Avec une bonne stratégie d’emprunts, et une belle gestion de cet effet de levier, il est possible de constituer un business-plan particulièrement solide pour un repreneur.S’il est possible d’obtenir une rentabilité brute plus intéressante en investissant dans une autre ville, le marché Parisien offre cependant une résilience et une constance difficilement concurrençables. Dans le cas où votre cœur battrait pour un investissement dans la capitale et que vous souhaiteriez obtenir davantage d’informations, n’hésitez pas à nous contacter pour nous parler de votre projet. Avec plus de 30 années d’expérience dans la transaction d’hôtels à Paris, nous sommes sûrs de pouvoir vous aider ! Merci pour votre lecture. 

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Quelle est la rentabilité d’une boulangerie à Paris ?

  • 23/06/2021
  • BOULANGERIE

Bonjour à toutes et à tous, Aujourd’hui, nous parlerons de la rentabilité d’une boulangerie à Paris.Lorsque notre regard se pose sur la vitrine joliment achalandée d’une boulangerie-pâtisserie, notre gourmandise prend instantanément le contrôle. N’essayons pas de le nier, c’est humain. Pendant que nos pupilles pétillent, nos papilles s’imaginent déjà noyées dans le beurre d’un croissant frais.Comment s’en vouloir ?Avec une qualité de pain et des viennoiseries dont la réputation dépasse toutes les frontières, mêmes les plus difficiles, il est quasiment impossible de résister !Cependant, chers lecteurs, nous vous demanderons aujourd’hui de réaliser l’impossible. Mettez votre côté fin gourmet en veilleuse et laissez parler vos talents d’’investisseur. Car notre article n’a pas vocation à s’épancher sur la volupté d’un Paris Brest, mais bien de vous éclairer sur la rentabilité d’une boulangerie. Bonne lecture.Le marché de la boulangerie en Île-de-FranceAvant d’entrer dans le vif du sujet et d’analyser la rentabilité d’une boulangerie à Paris, faisons un petit tour d’horizon du marché. La boulangerie : un marché assez homogèneContrairement à l’hôtellerie, qui constitue l’autre domaine d’expertise de notre cabinet, le marché de la boulangerie est relativement homogène. Là où les hôtels ont un nombre de chambres très variable, un nombre d’étoiles différent et des prestations fortement diversifiées, les boulangeries se ressemblent davantage. Cette similitude peut être observée sur de nombreux points, à commencer par le prix de vente des produits. Si la baguette est vendue au prix moyen de 1 €, votre commerce de proximité vendra également sa baguette à 1 €. À moins d’avoir une boulangerie-pâtisserie située dans un quartier extrêmement prisé et dense en termes de population. Dans ce cas, vous pourriez fournir du pain pour un prix légèrement supérieur. Le lieu de vente peut donc conditionner vos tarifs. Mais globalement, l’homogénéité permet de simplifier les calculs et les projections pour avoir une vision rapide de la rentabilité d’un fonds de commerce de boulangerie. La planification d’un investissement en boulangerie et la constitution de votre business plan s’en trouvent donc facilitées par rapport à bien d’autres fonds de commerce.Le nombre de transactions réalisées chaque année et le prix d’achat d’une boulangerieIl y a environ 6000 boulangeries en Île-de-France et 250 transactions sont réalisées chaque année, en moyenne. Dans ce marché, le prix d’achat d’un fonds de commerce se base naturellement sur le chiffre d’affaires annuel.  Aussi, un fonds de commerce de boulangerie à Paris et Ile de France aura un prix de vente situé entre 1 et 1.4 fois le CA, contre une fourchette oscillant entre  0.7 et 1 en dehors de la capitale. À titre informatif, pour celui qui envisage d’acquérir le fonds et les murs d’une boulangerie parisienne, le ratio sera plus proche de 2.2. Exemple : Une boulangerie qui fait 450.000 € de chiffre à l’année sera vendue à environ 1 million d’euros si l’acheteur souhaite le fonds et les murs. Le chiffre d’affaires annuel moyen d’une boulangerie en Île-de-FranceSi le chiffre d’affaires moyen d’une boulangerie en France est d’environ  260.000 € HT/ an (2017), la moyenne observée en Île-de-France se situe davantage entre 400.000 € et 500.000 € d’après les transactions réalisées par notre cabinet. Bien évidemment, il s’agit de chiffres moyens. Des différences notables existent entre une boulangerie située en banlieue de Paris et une boulangerie située à Neuilly, l’Eldorado des boulangers. Il est rare d’y voir des établissements faisant moins d’un million de chiffre d’affaires.Un marché en croissance et déséquilibré Si la crise sanitaire est venue apporter son lot de difficultés pour les boulangeries, plus à Paris qu’ailleurs, cette période ne doit pas noircir le tableau pour autant. Globalement, avant le Covid, le marché a toujours été en croissance, tant d’un point de vue chiffre qu’en termes d’attractivité pour les clients et les investisseurs. Cette croissance est intimement liée au fait qu’il y a plus d’acheteurs que de vendeurs en Île-de-France ! Par le jeu de cette donnée réconfortante, la boulangerie représente un véhicule d’investissement hautement sécurisé. Posons aussi un autre élément sur la table : la boulangerie-pâtisserie artisanale résiste très bien à la grande distribution !La boulangerie : un investissement à la modeAvec des émissions comme “La meilleure boulangerie de France”, “Le Meilleur Pâtissier” et un regain d’intérêt marqué pour les métiers artisanaux, sans oublier le made in France, la boulangerie a la cote et vit une époque formidable ! De nombreuses personnes souhaitent ouvrir des chaînes à la sortie de leur école ou se reconvertir. La conjonction de ces différents facteurs amène chaque jour de nouveaux acheteurs sur le marché. Et la diversification des services proposés joue également son rôle dans le courant de séduction qui enveloppe la filière du pain.Titillé par la demande des consommateurs, le chef d’entreprise qu’est le boulanger a dû se diversifier pour aller au-delà de la simple fabrication du pain, de la brioche, des croissants et autres pains au chocolat. La dernière dizaine d’années a vu de nouveaux concepts de boulangeries artisanales apparaître : 100% vegans, BIO, boulangeries spécialisées dans la vente de sandwiches, boulangeries salon de thé, etc. Cette diversité de concepts a conduit les professionnels de la boulangerie à soigner leurs compétences en matière de marketing et de gestion. Plus question de n’être qu’un simple artisan-commerçant. Le boulanger 2.0 propose de nouveaux services qui complexifient la gestion de son entreprise et bouleversent l’univers de la restauration rapide : livraison à domicile (de la baguette tradition à la pizza), commande en ligne, points de fidélité, etc. Plus que jamais, les boulangers ont appris à mieux gérer leur affaire pour dégager un maximum de profit. Cette évolution du métier et des concepts a créé l’étincelle qu’il fallait pour que de plus en plus de personnes souhaitent investir et/ou se reconvertir dans ce secteur. La rentabilité moyenne d’une boulangerie à ParisAvant d’investir dans un projet de ce type, il est fondamental d’avoir un maximum d’informations sur le sujet. C’est la connaissance du marché dans sa globalité qui vous permettra de faire un placement raisonné. Voilà pourquoi une introduction au marché nous semblait judicieuse. Maintenant que ce petit tour est fait, il est temps de voir ce qui vous intéresse le plus : la rentabilité d’une boulangerie à Paris. En moyenne, la rentabilité pure d’une boulangerie à Paris ou en Île-de-France se situe à hauteur de 25% de son chiffre d’affaires. Il faut généralement compter 7 ans pour rembourser un fonds de commerce. Le TRI moyen sur cette période est de 15%. Bien entendu, il s’agit ici d’une moyenne. En fonction du concept, de l’emplacement, du nombre de jours d’ouverture et du management de vos coûts, ces chiffres peuvent être revus à la baisse ou à la hausse. Un investissement dans ce secteur, lorsqu’il est bien géré, offre donc la possibilité d’un accroissement rapide de votre capital. Vu comme ça, devenir boulanger-pâtissier semble une voie rêvée pour s’offrir la poule aux œufs d’or, mais tout n’est pas parfait pour autant. Si vous comptez prendre le tablier – et pas seulement investir -, sachez que le métier vous demandera de pulvériser la barre des 35 heures de travail hebdomadaire, de faire face à un turn-over souvent important et d’avoir des horaires particuliers. Outre une bonne qualification professionnelle, la décision d’ouvrir une boulangerie requiert donc d’avoir le cœur bien accroché.  Point informatif : En moyenne, il vous faudra compter un apport personnel de 25% minimum du prix de vente de l’investissement souhaité. Par ailleurs, les banques refusent presque systématiquement un prêt si vous n’avez pas une formation en boulangerie ou un brevet professionnel dans le domaine, comme par exemple, un CAP, BEP ou Bac-pro,  ou que vous n’êtes pas associé à un professionnel du secteur.Vous souhaitez investir dans la boulangerie à Paris ?Dans le cas où vous souhaiteriez reprendre une boulangerie pour vous lancer dans ce noble secteur de la tradition française, n’hésitez pas à consulter la liste des boulangeries à vendre sur notre site et à faire appel à nos conseillers. Avec une expertise de plus de 50 ans dans ce secteur, notre Cabinet pourra vous donner les meilleures astuces pour augmenter votre marge, trouver le fonds de commerce qui colle à votre concept et vous accompagner sur le long terme ! Merci pour votre lecture.