October 5, 2021

L’importance du turnover en boulangerie : ce qu’il faut en savoir !

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Bonjour à toutes et à tous,

La capacité de faire face aux changements n’est pas une qualité sans intérêt. En boulangerie comme ailleurs, c’est une arme essentielle, indispensable. Un dirigeant doit pouvoir rebondir à tout moment et s’adapter quand les remous agitent la surface paisible des eaux.

L’un des phénomènes qui perturbe les activités de façon récurrente, c’est la rotation du personnel, le fameux turnover. Le roulement de l’effectif est un facteur qui pèse sérieusement sur l’organisation, et donc sur les résultats.

Le secteur de la boulangerie est loin d’échapper au phénomène. Quand il se produit à faible dose, le patron boulanger peut se retourner assez vite pour embaucher un nouveau collaborateur et assurer le maintien de sa production. Mais quand le cycle des départs et des arrivées s’emballe au point de dépasser une cote limite, les soucis s’empilent et se multiplient ... plus vite que les pains.

Pour freiner la floraison des cheveux blancs, entrons dans les coulisses du turnover. Mieux le comprendre, c’est un premier pas pour mieux l’appréhender.

Bonne lecture.

Quel est le poids du turnover sur les résultats d'exploitation d’une boulangerie-pâtisserie ?

Pour cerner les grandes lignes du marché de la boulangerie-pâtisserie en France, penchons-nous sur les chiffres de l’INSEE : en 2018, le pays recensait 33.341 commerces de boulangerie-pâtisserie, dont deux tiers avec un statut juridique de société.

Ce même rapport précise que trois-quarts des entreprises de boulangerie-pâtisserie en France emploient des salariés. Concrètement, cela signifie que 25.000 devantures sont concernées par le problème de rotation d’effectif évoqué dans cet article.

Si le turnover moyen se situe à hauteur de 15% pour les entreprises françaises, tous secteurs confondus, on sait que certains secteurs affichent des chiffres nettement supérieurs. C’est notamment le cas des call-centers et des commerces de proximité, à commencer par les restaurants, où le taux moyen s’affiche à hauteur de 70%. Dans le secteur de la boulangerie-pâtisserie, que ce soit pour les emplois de vente ou de production, la moyenne nationale s’établit à 47%.

Si le taux de rotation du personnel de votre boulangerie se situe bien en deçà, par exemple 30%, vous pouvez raisonnablement estimer que c’est une situation stable, révélatrice d’un cadre de travail apprécié.

Si votre turnover franchit allègrement le cap de 50%, sauf circonstances particulières, cela peut traduire un souci d’organisation, un problème de cohésion, voire une ambiance de travail qui mériterait d’être revue en profondeur.

Au-delà des problèmes structurels et relationnels qu’il est susceptible de révéler, un turnover excessif n’est pas sans conséquence sur le plan financier. Quand le personnel change à tour de bras, les frais directs et indirects s’en donnent à coeur joie.

Comment s’y prendre pour calculer le turnover d’une boulangerie ?

Comment se profile votre enseigne de boulangerie - ou celle que vous ambitionnez d’acquérir - en matière de turnover ?

Pour le savoir, sortons la calculette. L’opération est simple et 3 données suffisent pour en avoir le coeur net : l’effectif global de la boulangerie au début de l’année, le nombre de salariés qui quittent l’équipe durant l’année concernée et le nombre de nouvelles personnes embauchées au cours des 12 mois de la même période.

Quand vous avez ces trois éléments, commencez par additionner les départs et les arrivées. Dans la foulée, divisez ce total en deux étapes successives : d’abord par 2 et ensuite par l’effectif global.

Prenons l’exemple d’une boulangerie qui avait un effectif de 14 personnes au 1er janvier 2020. En cours d’année, elle a enregistré 4 défections et embauché 3 nouvelles recrues.

Son turnover sera de 4 + 3 = 7, divisé par 2 = 3.5, puis divisé par 14 = 0.25. Il ne reste qu’à multiplier ce 0.25 par 100 pour exprimer le taux de roulement en pourcentage. Notre exemple débouche donc sur un turnover de 25 %.  

La boulangerie de notre exemple affiche donc un turnover honorable, compte tenu de la moyenne nationale. Il faut malgré tout s’intéresser aux raisons qui ont incité les 4 collaborateurs à quitter l’entreprise. Si le quatuor s’est dispersé pour rallier la concurrence, c’est un signe inquiétant. En revanche, il se peut qu’un collaborateur ait été victime d’un accident, que 2 soient partis en retraite et que le 4e soit parti à l’étranger pour des raisons personnelles.

Dans ce dernier scénario, on pourra clairement considérer que l'importance du turnover relève plus de la fatalité que d’une gestion défaillante.

Identifier les causes de départ pour mieux les anticiper

Départ en retraite, décès, incapacité, accident, handicap : de nombreuses causes de départ échappent à la volonté du patron. Sur un plan moral, elles ne devraient pas intervenir dans le calcul du turnover, mais leur impact financier ne peut être ignoré pour autant.

Les efforts qu’un employeur doit déployer concernent les autres causes : l’ambiance au travail, le plan de rémunération, les primes, les perspectives d’évolution. Dans son éventail d’actions, il doit aussi prendre des mesures pour éviter l’épuisement, anticiper la démotivation, lutter contre le  stress et faire oublier les sirènes de la concurrence.

Toutes ces démarches sont importantes pour que les salariés d’une boulangerie-pâtisserie s’épanouissent dans leur travail. Car le fait est là : le bonheur professionnel n’est plus un vœu pieu. En 2020, un sondage réalisé en association par Philonomist et l’IFOP ne laissait aucune place au doute : 82 % des personnes interrogées estiment qu’une entreprise est responsable du bonheur de ses salariés !

Dans tous les cas, la fidélité d’une équipe est un atout !

Tout cela corrobore une autre vérité : la fidélité est un atout majeur, des deux côtés d’un comptoir ! Si celle des clients est décisive pour faire tourner la boutique, celle du personnel l’est tout autant.

Dans la colonne des dépenses, votre bilan préfèrera toujours la stabilité au désordre. S’il peut éviter les frais d’embauche, les indemnités de départ et les dépenses à consentir pour un onboarding réussi, il ne dira pas non.

Tout ceci sans parler des coûts de formation éventuels, ni du ralentissement de production qui va généralement de pair avec les changements qu’une équipe doit absorber.

Pour reprendre une boulangerie, découvrez nos services

Il ressort de cet article que la rotation du personnel est une réalité tangible dans l’univers des boulangeries-pâtisseries. Cette instabilité relative repose sur plusieurs raisons, et la moindre n’est pas la plus évidente : la boulangerie est un beau métier, emblématique et porteur de traditions, mais il n’est pas donné à tout le monde. Il exige de la ténacité et certains sacrifices.

Si vous rêvez d’investir et de vous reconvertir dans ce secteur, il faut en prendre conscience. L’expérience de nos conseillers vous sera certainement profitable. N’hésitez pas à les consulter pour mettre tous les atouts de votre côté.

Qu'est-ce que le turnover et quel est son taux moyen en boulangerie ?
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Le turnover, ou rotation du personnel, mesure le renouvellement des effectifs sur une année. En France, le secteur de la boulangerie-pâtisserie affiche un taux moyen de 47 %, un chiffre élevé qui s'explique par les contraintes du métier (horaires, ténacité physique).
Non. C’est justement le meilleur moment pour se faire accompagner. Sekentiel structure votre projet étape par étape, même si vous partez de zéro.
Comment calculer simplement le taux de turnover de sa boulangerie ?
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Additionnez le nombre de départs et d'arrivées sur l'année, divisez ce total par 2, puis divisez le résultat par l'effectif global de l'entreprise. Multipliez par 100 pour obtenir votre pourcentage de rotation.
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À partir de quel seuil le turnover devient-il inquiétant ?
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Un taux de 30 % est considéré comme stable et sain pour une boulangerie. En revanche, si vous franchissez le cap des 50 %, cela traduit souvent un problème d'organisation, de cohésion d'équipe ou une ambiance de travail dégradée.
Non. C’est justement le meilleur moment pour se faire accompagner. Sekentiel structure votre projet étape par étape, même si vous partez de zéro.
Quelles sont les conséquences financières d'une forte rotation du personnel ?
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Un turnover excessif génère des coûts directs (indemnités de départ, frais d'embauche) et des coûts indirects (ralentissement de la production, frais de formation des recrues, perte de savoir-faire), pesant lourdement sur le résultat d'exploitation.
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Quelles sont les causes principales de départ dans le secteur ?
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Outre les causes "fatales" (retraite, déménagement), les départs volontaires sont souvent liés au plan de rémunération, au manque de perspectives d'évolution ou à un stress mal géré. La fidélisation repose sur l'équilibre entre vie privée et vie professionnelle.
Non. C’est justement le meilleur moment pour se faire accompagner. Sekentiel structure votre projet étape par étape, même si vous partez de zéro.
Quel est le rôle de l'employeur dans le bonheur au travail des salariés ?
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Selon une étude IFOP, 82 % des salariés estiment que l'entreprise est responsable de leur bonheur. En boulangerie, cela passe par une ambiance saine, des primes motivantes et des mesures concrètes pour éviter l'épuisement professionnel.
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Pourquoi vérifier le turnover avant d'acheter un fonds de commerce ?
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Analyser le turnover d'une boulangerie à vendre permet d'évaluer la santé sociale de l'entreprise. Une équipe fidèle est un actif précieux qui sécurise la reprise, facilite la passation et garantit la stabilité de la production dès le premier jour.
Non. C’est justement le meilleur moment pour se faire accompagner. Sekentiel structure votre projet étape par étape, même si vous partez de zéro.
Article rédigé par
Virgil Dablon
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